La qualité de vie au travail, un enjeu majeur pour les entreprises

Psychologue du travail, Sophie Trombatore a crée le Centre de Bilan et de Conseil en Ressources Humaines en 1998 à la demande du CFPPA des Pays d’Aude. Depuis 16 ans Sophie a su diversifié ses compétences par l’accompagnement individuel des salariés et le conseil aux entreprises. Entourée d’une équipe de trois conseillers, elle souhaite que le CBCRH continue de répondre avec pertinence aux situations individuelles et collectives pour lesquelles il est sollicité. (ex : Spanghero, Boncolac-Pilpa…)

Pourquoi parle-t-on aujourd’hui autant des risques psycho-sociaux ?
Notre société a évolué rapidement et le monde du travail n’a pas été épargné. Pour faire face à la macroéconomie et à la mondialisation, les entreprises et les salariés doivent s’adapter.

Au niveau de l’entreprise, cela se traduit par des changements structurels, fonctionnels et organisationnels. La ligne managériale ainsi impactée, répercute ses bouleversements sur les salariés. Cela se traduit par une augmentation des objectifs sans forcément de moyens humains et/ou matériels supplémentaires.

A l’échelle du salarié c’est une rapide évolution des métiers due à l’impact des nouvelles technologies, une augmentation de la charge de travail physique et/ou mentale pour palier à la concurrence et à la nécessaire flexibilité.

Ces brusques mutations subies souvent sans anticipation par les salariés et leurs entreprises induisent pour tous une perte de sens et de repères. Le schéma culturel classique de l’ascension sociale interne est mis à mal. Tous ces facteurs vont influencer différemment les individus au travail, pour certain c’est le désengagement ou la démotivation mais pour d’autres c’est au contraire un sur-engagement qui peut conduire au syndrome d’épuisement professionnel.

La réglementation suit l’évolution sociétale. À l’évaluation des risques physiques et chimiques est venue s’ajouter aujourd’hui l’obligation pour les entreprises d’évaluer les risques psycho-sociaux et la qualité de vie au travail.

 

En quoi le CBCRH est-il bien placé pour agir sur les risques psycho-sociaux ?
Le CBCRH a depuis quelques années élargit ses prestations en direction de l’entreprise par du conseil en ressources humaines. Il se situe donc aujourd’hui à la croisée du monde professionnel. Entre d’une part l’accompagnement individuel des salariés (bilan, reconversion, recherche de sens au travail) et d’autres part les demandes émanant des entreprises d’être accompagnées dans la mise en œuvres de ces changements sur le plan de l’organisation et des ressources humaines.

Cette spécificité du CBCRH permet de travailler sur des actions de prévention auprès des salariés et des entreprises mais aussi de développer des actions curatives lors de situations de crise afin d’aider les salariés et les entreprises à gérer le stress au travail en vue de retrouver une bonne qualité de vie.

Le CBCRH ne souhaite pas se limiter à la gestion des ressources humaines mais plutôt apporter des outils et accompagner dans une synergie positive les structures organisationnelles et les hommes.

 

Quel est votre plan d’action pour aider les salariés ?
D’un point de vue individuel, le CBCRH souhaite être reconnu localement par les acteurs médico-sociaux, la CARSAT la médecine du travail, la MSA et les services sociaux pour sa pluri-compétences en psychologie du travail, ergonomie, psychologie clinique et psychopathologique. Et ce dans le but de construire avec ces partenaires des actions de prise en charge individuelle.
Mettre en œuvre des accompagnements individuels courts pour les salariés en situation de burn-out en vue de retravailler l’image et la confiance en soi, les valeurs au travail et les aider à sortir des comportements à risques.
Faire évoluer le bilan de compétence par la prise en compte des comportements professionnels et construire des projets de reconversion ou de mobilité qui prennent en considération ces risques.

Et auprès des entreprises ?
Au niveau collectif, le CBCRH veut être identifié par les acteurs locaux technico-économiques (Chambres consulaires, DIRRECTE, OPACIF, et branches professionnelles) pour construire avec ces partenaires des actions de conseils, formations ou accompagnements auprès des entreprises.
mise en œuvre de formations liées à la connaissance des risques psycho-sociaux, à leur repérage et leur prise en compte par les managers ou les membres du CHSCT
aider les entreprises à faire le diagnostic des risques psycho-sociaux et de la qualité de vie au travail pour l’inclure dans leur document unique et se mettre ainsi en conformité avec la législation
Avec un total de 320 accompagnements de salariés à ce jour, sans compter les dispositifs d’insertion et de formation le CBCRH a choisi de se positionner en amont pour éviter les souffrances dont il est témoin quotidiennement par le biais d’actions de prévention des risques psycho-sociaux (conseil, formation, diagnostic). Cependant lorsqu’il est trop tard et que tout les seuils de prévention sont dépassés, le CBCRH est aux côtés des salariés et des entreprises pour des actions curatives en vue de retrouver la qualité de vie au travail nécessaire à l’épanouissement individuel et collectif. La durée de vie au travail augmentant, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences doit tenir compte de l’homme dans toutes ses dimensions pour maintenir un capital santé jusqu’à la retraite et garantir l’efficience et la performance des ressources humaines dans le secteur public comme dans le privé.

Booster son activité avec les outils du web

Mise en place au départ à la demande du FAFSEA pour permettre aux salariés des entreprises agricoles et touristiques de prendre en main les outils du web et les réseaux sociaux, le CFPPA propose plusieurs modules en ligne pour apprendre à promouvoir votre activité par le numérique.

Avec le web, les pratiques de consommation ont évolué. Avant d’acheter un produit, le client cherche une information complète et immédiate. Il compare et échange sur les média sociaux.

Avec le coronavirus et la généralisation du clic and collect, il est devenu indispensable pour les chefs d’entreprise et leurs salariés de développer de nouvelles compétences pour mettre en œuvre une stratégie de communication digitale efficace afin d’être visible sur internet et lier une relation de confiance avec des internautes qui réclament toujours plus de transparence.

Présentée sous forme de 8 modules indépendants mais complémentaires le parcours Créer ses outils de communication digitale est proposé au BPREA dans le cadre d’un UCARE de 56h sur un format mixte-digital. Ouvert aux professionnels il permet de mieux comprendre les enjeux du web afin d’assurer une présence cohérente.

Agroécologie : Former les maraîchers d’aujourd’hui et de demain

Entretien avec Walid CHOUCAIR : formateur en maraîchage

« Après un parcours professionnel diversifié en maraîchage et en floriculture, j’ai intégré le CFPPA des Pays d’Aude en 2011 en tant que formateur spécialisé sur la taille des arbres et arbustes, la conduite d’un potager biologique et la maîtrise des méthodes alternatives aux produits phytosanitaires.

Dans le cadre de nos formations courtes, j’interviens auprès des agents des collectivités territoriales mais aussi auprès de la Régie de Quartier pour mener mes stagiaires vers l’obtention du certiphyto en leur donnant les bases d’une utilisation sécurisée des produits chimiques tout en diffusant les pratiques alternatives. J’ai également mis en place des formations sur la taille raisonnée des arbres et arbustes. Qu’il s’agisse de taille de formation, de taille d’entretien ou de floraison, il est essentiel de connaître le mode de croissance de l’arbre et son cycle de développement pour travailler avec le végétal et non contre lui.

En maraîchage, sur les formations longues nous mettons l’accent sur la pratique et l’expérimentation. Grâce à notre partenariat avec l’association Kokopeli, nos futurs ouvriers maraîchers ont pu semer dans les serres du lycée un large panel de variétés anciennes de légumes (tomates, pommes de terre et oignons…) L’espace test Graines de Paysans nous a mis à disposition une parcelle de 2500 m3 en culture biologique afin de permettre à nos stagiaires d’apprendre en faisant. Dernièrement nous avons planté 160 pieds de tomates comprenant une vingtaine d’espèces. Dans une optique d’économie de la ressource en eau, nous avons équipé nos cultures d’un paillage synthétique sous lequel court un système d’arrosage en goutte à goutte. Ces cultures maraîchères sont conduites en bio et représentent un véritable projet collectif. A tour de rôle, les stagiaires viennent effectuer le désherbage, l’attachage, la taille et la récolte mais aussi la surveillance des plants pour savoir quand agir. Les solutions préventives envisagées sont le purin d’ortie et la pose de pièges à phéromones pour lutter contre la pyrale du buis. En cas d’infestation, pour protéger les oliviers de la parcelles nos stagiaires sont prêts à utiliser l’argile blanche micronisée et sont formés aux techniques de biocontrôle (utilisation du Bacillus Thuringiensis contre la pyrale du buis)

Enfin, la sensibilisation de publics variés est une mission importante pour nous, qu’il s’agisse des écoliers ou des jardiniers amateurs, nous effectuons de nombreuses animations où nous privilégions des ateliers ludiques sur la connaissance du sol ou la construction d’abris à insectes pour leur apprendre à « jardiner le naturel ».

Installation agricole : une formation nouvelle génération pour maitriser votre projet

Le CFPPA des Pays d’Aude en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de l’Aude réitère cette année encore sa formation « Maîtriser son projet en installation agricole ». Cette formation accessible au Vivéa peut être conseiller dans le cadre d’un PPP. Elle permet aux futurs agriculteurs de construire, chiffrer et évaluer la faisabilité de leur projet d’installation agricole.

Une formation sur mesure pour concrétiser son projet

Il est souvent difficile pour les agriculteurs en herbe de formaliser de façon concrète la faisabilité de leur projet sur un plan économique et donc sa viabilité à long terme.
« Maîtriser son projet d’installation agricole » répond à ce besoin en proposant d’évaluer et d’affiner le projet d’installation des stagiaires sur le volet économique tout en prenant en compte les données prévisionnelles de chaque personne en y incluant leur contexte technique, économique financier mais aussi familial.

Les formateurs du CFPPA des Pays d’Aude et les conseillers de la Chambre d’Agriculture ont complètement rénové le contenu de cette action afin de proposer aux stagiaires une formation nouvelle génération.

Une formation mixte digitale

Maîtriser son projet d’installation agricole est basé sur 4 séances en présentiel et 4 périodes de
formation ouverte et à distance.
Les stagiaires bénéficieront donc d’une plate-forme d’enseignement à distance où ils trouveront à leur disposition des cours et de nombreux supports afin de mieux comprendre les aspects fiscaux, juridiques et financiers qui influent sur leurs moyens de production.
Afin de définir la rentabilité économique de leur projet, ils auront accès à des cours pour dresser leur bilan comptable et leur budget de trésorerie.
Les formateurs assureront le suivi et l’accompagnement des stagiaires pendant ces périodes d’autonomie par le biais de permanences téléphoniques mais aussi en répondant à leurs questions directement sur le forum de discussion de la plate-forme.
D’un point de vue pratique, la collecte des éléments chiffrés sera effectuée grâce à l’outil développé par Jean-Jacques PAVESI sous Excel.
Lors des séances en centre, les stagiaires retrouveront les formateurs pour corriger et affiner le travail fourni à distance par un accompagnement individuel émaillé de compléments théoriques. Enfin, un temps sera laissé aux échanges au sein du groupe pour revenir sur les problèmes rencontrés par chacun et surtout trouver en commun des solutions.
A l’issue de formation, les stagiaires sont à même de déterminer la faisabilité de leur projet et d »envisager des solutions alternatives pour inscrire en toute sérénité leur future exploitation agricole dans le temps.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à nous contacter :
Au CFPPA des Pays d’Aude, Mme Claudine Cruzet au 04 68 41 36 39

CS Tourisme : Quand les travaux pratiques ont des airs de vacances

Nos stagiaires du CS Tourisme à Limoux, ont concocté, avec leur formatrice Laurence DENAT une journée de détente axée sur la découverte du Pays cathare et de ses produits locaux. Une belle occasion pour terminer sur une note festive cette année de labeur. Mission réussie puisque nos futurs animateurs de structures touristiques ont profité avec délice de cette belle journée.

Un délicieux programme

Nous avons embarqué à 7h45 pour Axat.
Là, nous avons pris Le Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes à destination de Maury.
Nous étions attendus à 11 heures par Les Vignerons de Maury pour une dégustation de leurs crus. Une explosion de saveurs de toutes les couleurs réjouit nos papilles.
Vers midi, à l’ombre des arbres nous nous sommes rendus sur une aire de pique-nique pour partager un bon repas composé de produits locaux sélectionnés par nos stagiaires. Un délicieux moment de convivialité.
L’après-midi nous avons continué notre promenade aux abords de Maury avant de rejoindre la gare pour retourner vers nos pénates.
Une belle journée qui s’est achevée avec beaucoup d’émotion aussi bien pour les stagiaires que pour les formateurs car elle sonnait comme un au revoir. Un au revoir, certes… mais aussi une récompense pour le sérieux et l’investissement dont nos apprenants ont fait preuve pendant l’année.

CAP fleuriste : Charlotte ROCCA, une stagiaire de retour au CFPPA

Issue de la promotion 2017 du CAP Fleuriste Charlotte ROCCA est venue témoigner auprès de nos fleuristes en herbe sur son parcours. Aux côtés sa camarade Anaïs CURBAILLES, elle perfectionne aujourd’hui son art en apprentissage pour deux ans au BP Fleuriste du CFA de Rivesaltes.

Lors du cours sur les filières du métier de fleuriste, ce mercredi, Charlotte est revenue dans les locaux du Cfppa des Pays d’Aude pas en tant que stagiaire mais en tant qu’intervenante extérieure pour présenter le BP Fleuriste du CFA de Rivesaltes qu’elle effectue en apprentissage depuis la rentrée de septembre avec l’enseigne Fleurs à Fleurs d’Olonzac.
Elle a notamment souligné le niveau élevé qui est demandé en art floral et a présenté la formation du BP. Elle a aussi parlé du dispositif d’apprentissage en deux ans et du contrat de professionnalisation en un an pour acquérir le diplôme.
Souhaitons bonne continuation à nos deux anciennes stagiaires et futures gérantes de boutique car Charlotte à la fin de sa formation, souhaite reprendre la gérance de son employeur qui vend son commerce.

Agroécologie : Former les jardiniers-paysagistes d’aujourd’hui et de demain

Entretien avec Gaétan BELLES : Formateur en Travaux paysagers

« J’interviens comme formateur en travaux paysagers depuis plusieurs années notamment auprès des agents communaux. En prévision de l’application du plan Ecophyto, nous avons mis en place des formations courtes sur les méthodes alternatives aux produits phytosanitaires.

Diminuer l’utilisation des produits chimiques nécessite un changement profond des mentalités dans le secteur paysager. L’un de nos objectifs de formation est de proposer des alternatives en relais des techniques chimiques.

Mettre en œuvre une démarche visant à réduire l’ utilisation de produits chimiques, c’est avant tout une réflexion en amont pour faire du préventif. Cependant, cela implique forcément un accroissement du travail pour faire des espaces verts « propres ». J’amène donc mes stagiaires à repenser la gestion de l’occupation des surfaces enherbées ou végétalisées ainsi que les revêtements de circulation afin de diminuer autant que faire se peut le temps d’entretien.

Dans cette optique, je préconise aussi bien auprès des professionnels des services espaces verts qu’aux futurs jardiniers sur nos formations longues, une conception et une gestion raisonnée vers des aménagements durables peu gourmands en intrants et en entretien. La relation sol-climat-plante est primordiale. Il est donc essentiel d’utiliser des végétaux adaptés au sol et au climat.

En pratique, sur nos chantiers pédagogiques auprès des collectivités territoriales, notamment celle de Narbonne, nous privilégions la taille raisonnée des arbres et arbustes, l’engazonnement respectueux de l’environnement, les mélanges à faible pousse peu gourmand en eau, l’utilisation des paillages, la réalisation de massifs méditerranéens appelés aussi les jardins secs autonomes, la lutte intégrée et l’utilisation des produits de biocontrôle. Toutes ces mesures visent à une réduction conséquente du temps de main d’œuvre nécessaire à l’entretien et une diminution des déchets verts et des maladies et ce dans le respect de la croissance naturelle du végétal. »

Enfin, pour réduire le coût des aménagements paysagers, lorsque cela est possible, j’encourage mes stagiaires à penser au recyclage (broyat, bois flotté ou cailloux de récupération…) et à privilégier les ressources locales. Ainsi, choisir le paillage minéral dans les carrières à proximité des chantiers paysagers est un bénéfice pour l’économie locale mais aussi une occasion de réduire son empreinte carbone.

 

50 ans d’accompagnement en installation agricole et en viticulture.

Depuis sa création, l’antenne Narbonnaise du CFPPA des Pays d’Aude s’est spécialisée dans l’accompagnement et la formation des futurs agriculteurs et plus particulièrement en viticulture, fleuron de l’économie locale. Au rythme des réformes favorisant la professionnalisation des agriculteurs, le CFPPA a continuellement adapté ses formations selon les besoins de son public.

1968-1980 : Les années BPA

Installé en centre ville rue Bonnel, le CFPPA de Narbonne, propose à partir de 1968 pour la première fois la formation au Brevet Professionnel Agricole (BPA) option vigne et vin spécialité viticulture. 15 stagiaires issus de tout le Narbonnais ont gagné les bancs du Centre de formation agricole dont Aymé Grau de Coursan aujourd’hui à la retraite.

De 1968 à 1980 c’est 238 viticulteurs qui ont obtenus leur BPA. Tantôt originaires de l’agriculture paysanne tantôt issus de l’aristocratie locale, deux mondes distincts mais animés par le même souci de transmission des terres se rencontraient dans les murs du CFPPA et cohabitaient dans la bonne humeur et le respect.

Ce sera d’abord un public masculin qui fréquentera le centre de formation. Ce n’est qu’à partir de 1972 que les conjointes d’exploitants commencent à venir se former pour se professionnaliser sur la partie gestion de l’exploitation.

A l’époque le BPA spécialisé en viticulture se délivrait en 3 certificats :
un certificat viticulture
un certificat œnologie
un certificat économie
Déjà dans un souci d’individualisation des parcours, le centre proposait la possibilité de passer le BPA en 1 an à temps complet à raison de 4j/semaine de formation ou en 2 ans à temps partiel.

Au fil des années, les promotions de BPA se font de plus en plus nombreuses et bientôt les locaux de la rue Bonnel deviennent trop petits. Ainsi, en 1975 le CFPPA déménage sur le plateau du Quatourze où il partage les murs avec l’Institut Technique du Vin.

1980’s : Vers la professionnalisation de l’agriculture
Avec l’avènement de la Dotation Jeune Agriculteur créée en 1981, l’installation en viticulture connaît un engouement sans précédent dans le Narbonnais. Pour permettre aux futurs vignerons ou viticulteurs de prétendre à la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA), le CFPPA de Narbonne met alors en place des stages de Préparation à l’installation des jeunes agriculteurs.

Ce stage de 40h allié à une capacité professionnelle de niveau V le BPA jalonnaient le parcours d’installation des bénéficiaires de la DJA. Le CFPPA a du se montrer réactif afin de proposer en peu de temps le BPA et le stage 40h à un nombre de personnes très élevé. Cette année là, un groupe de 45 personnes a passé le BPA et 4 sessions de stages 40 h comprenant de 21 à 31 candidats étaient mises en œuvre.

Les années 80’s ont vu aussi la professionnalisation croissante des femmes. En effet, dés 1982 le CFPPA propose le stage conjointes d’exploitants afin de permettre à la gente féminine de se former aux aspects économiques, juridiques et fiscaux de l’exploitation agricole. Dans un souci d’adaptation à ces publics souvent peu mobiles, le centre de formation a proposé ces stages dans les villes et les villages du Narbonnais (Tuchan, Coursan, Ouveillan, Canet, Sigean…)

1990’s à nos jours : La diversification des formations
En 1991 le Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole (BPREA) est mis en œuvre remplaçant le BPA pour les exploitants nés après 1971. Si à Narbonne la majorité des porteurs de projets d’installation en agriculture se destinent à la viticulture, des projets en maraîchage apparaissent.

En 1993, le CFPPA du Quatourze est inclus dans le Centre Pierre Reverdy nouvellement ouvert, avec le Lycée Professionnel Agricole Martin Luther King et le CFA Agricole de l’Aude. Ces nouveaux locaux sont implantés sur un site Natura 2000, une particularité qui donne au centre l’envie d’ouvrir une section travaux paysagers avec le Certificat d’Aptitude Professionnel Agricole et Brevet Professionnel.

Dans les années 2000 afin de mieux accompagner les futurs agriculteurs, le Point Information Installation est créé. Le CFPPA a toujours travaillé en étroite collaboration avec cette structure aujourd’hui devenue le Point Accueil Installation. Nos conseillères du Service d’Accueil Individualisé, nos conseillères bilans et certains formateurs prennent d’ailleurs aux côtés de la Chambre d’Agriculture une part active dans la construction des parcours afin de favoriser une installation durable des Jeunes Agriculteurs.

Pour s’adapter à la nouvelle réglementation des politiques agricoles et remplacer le stage 40h devenu obsolète, le CFPPA a mis en place les stages 21h afin de présenter aux agriculteurs en herbe les acteurs de l’agriculture locale d’un point de vue économique, sociale et législatif. Une façon de mieux préparer son projet et de mieux identifier les démarches à effectuer et les lieux ressources.

En 2007 les Centres de Carcassonne et de Narbonne fusionnent pour devenir le CFPPA des Pays d’Aude. Le centre propose alors de former aussi bien les futurs chef d’exploitation agricole avec le BPREA que les ouvriers qualifiés via le CAPA métiers de l’Agriculture Spécialité viticulture. Les filières se diversifient (maraîchage, élevage, travaux paysagers) mais la viticulture demeure le cœur de métier du site de Narbonne . Le CFPPA des Pays d’Aude innove en proposant une approche agroécologique dans ses formations.

Depuis 2014, dans le cadre d’un partenariat avec Pôle-Emploi, le CFPPA des Pays d’Aude a développé le Certificat de Qualification Professionnel ouvrier de la viticulture afin de répondre au besoin du territoire en matière d’ouvrier viti-vinicole qualifiés.

Nos BPREA à la rescousse des paysages et du patrimoine vernaculaire

Dans le cadre de l’UCARE « Entretien des espaces naturels et du petit patrimoine bâti« , six de nos stagiaires du BPREA se sont retrouvés au cœur de la garrigue narbonnaise pour y percer les secrets de la préservation des paysages et du patrimoine vernaculaire.

Encadrés par le formateur en travaux paysagers Gaétan BELLES, nos futurs agriculteurs : Elodie (Carcassonne), Oriana, Abdel, Rémi (Limoux), Adèle et Grégory (Narbonne) ont tout d’abord découvert le maniement de la tronçonneuse et de la débroussailleuse en zone dense. Pour mettre en pratique la théorie et acquérir des gestes sûrs, ils ont dû dégager et éclaircir une zone de garrigue délaissée depuis plusieurs années. Au programme abattage et débitage d’arbres et débroussaillage sélectif pour mettre en valeur le site et le rendre à nouveau praticable. Une activité nécessaire à plus d’un titre puisqu’en plus d’améliorer les abords d’une exploitation dans le cadre d’un accueil touristique elle permet aussi de se prémunir contre la propagation des incendies en créant des ruptures dans le couvert végétal.

Dans un second temps, les apprenants ont œuvré pour restaurer un mur séparatif en pierre sèche situé en pleine garrigue, dans le massif de la Clape, sur la commune de Fleury d’Aude. Une construction de belle dimension : 1m de large, 0,7m d’un coté et 1,30m de l’autre en hauteur, sur une longueur totale de 10m, soit environ 18 tonnes de pierres bien rangées !

Après 4 jours à soulever des cailloux dans la poussière, nos stagiaires de la formation continue au BPREA sont partis visiter le site d’apprentissage de la pierre sèche de Villeveyrac de l’association Pierre d’Iris. Ils ont pu échanger avec M. Gilles FICHOU le président de l’association. Ce personnage emblématique et incontournable dans le domaine de la pierres sèche entend favoriser la découverte, la connaissance, la protection, la restauration et la renaissance de la construction du patrimoine vernaculaire.

A présent, les mots « Boutisse », « coup de sabre », « cale » ou encore « têtu » font maintenant parti du jargon technique de nos apprenants et gare aux malfaçons, ils ont maintenant l’œil avisé !

Trois bons plans formation pour travailler dans l’Aude !

Avec  ses 230  000  ha  l’Occitanie est le premier vignoble de France et l’Aude en représente 25 %. La viticulture est donc un secteur économique primordial pour l’emploi dans notre département.

Or chaque année les exploitants viticoles peinent à trouver des ouvriers qualifiés. Si effectivement pour les vendanges il ne faut pas de savoir-faire particulier, il n’en va pas de même pour les autres travaux de la vigne.

Pour répondre à ce besoin, le CFPPA des pays d’Aude vous propose 3 actions de formation continue en vue d’obtenir les qualifications nécessaires pour décrocher un emploi dans la filière vitivinicole.

  • Deux PIC-OEC : taille de la vigne du 17 novembre au 16 décembre

  • Un PIC-POEC : tractoriste 7 décembre au 16 février

  • Un CQP : ouvrier qualifié vitivinicole du 30 novembre au 24 juin

 

Kézako le PIC-POEC ?

Une Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective (POEC) est mise en place par notre centre de formation professionnelle à la demande de Pôle-Emploi lorsque que les chefs d’entreprises font remonter un besoin de main-d’œuvre sur un secteur particulier. Dans l’Aude c’est aujourd’hui le cas sur les travaux de taille de la vigne et la conduite de tracteur.

Ces formations financées par OCAPIAT et Pôle-Emploi dans le cadre du Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC), s’adressent aux demandeurs d’emplois inscrits. L’objectif est de vous former rapidement sur les compétences clés de ses métiers en tension tout en vous mettant en réseau avec les employeurs qui recrutent. L’accent est mis sur la pratique des gestes professionnels tant en centre que lors des stages en entreprise.

 

  • Le PIC-POEC taille de la vigne se déroulera du 17 novembre au 16 décembre à Limoux et à Narbonne. A l’issue de celui-ci vous serez à même d’effectuer efficacement plusieurs types de taille.

 

  • Le PIC-POEC tractoriste commencera le 7 décembre pour finir le 16 février à Lézignan. En un peu plus de 2 mois vous allez acquérir toutes les compétences nécessaires pour la conduite, l’entretien et la maintenance des engins agricoles. De plus, afin d’être pleinement opérationnel(le), la formation comprend aussi la préparation au Certiphyto sésame obligatoire pour manipuler les produits phytosanitaires.

 

Du travail toute l’année avec le CQP

Le Certificat de Qualification Professionnelle : ouvrier qualifié de l’exploitation viticole s’adresse aux demandeurs d’emploi et aux salariés en reconversion. L’objectif de cette formation subventionnée par le Conseil Régional est de vous donner une qualification reconnue par la filière vitivinicole en vous préparant aussi bien aux travaux du vignoble qu’à ceux d’une cave viticole. Ainsi, en un peu plus de 6 mois vous maîtriserez toutes les étapes de la taille de la vigne à la vendange en passant par l’utilisation et la maintenance de l’agroéquipement et du matériel de vinification.

Le CQP ouvrier viticole se déroulera sur Carcassonne du 30 novembre au 24 juin. Nous organisons dans nos locaux de Charlemagne à Carcassonne une réunion d’information collective le 3 novembre à 14h.

Si l’une de ses formations vous intéresse, contactez nous vite au 04 68 119 119